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Correction typographique Après une solide formation de typographe, Philippe Bailly, correcteur réviseur, a intégré le bureu des correcteurs de l'imprimerie Crété à Corbeil Essonnes. Il a ensuite créé Pro Libro qui assure la correction typographique mais aussi la correction orthographique et grammaticale de documents. La correction typographique consiste à repérer les erreurs de saisie qu'on apelle aussi coquilles. Ces erreurs dans la composition typographique prennent la forme d'une lettre ou d'un signe mal placé, mis pour un autre ou encore retourné. En se basant sur les ouvrages de référence, et notamment sur le code typographique, le correcteur va procéder à la correction typographique du texte en se servant de signes de correction établis à l'avance qui permettront aux personnes concernées de rectifier les coquilles.
| De tout temps, les éditeurs et imprimeurs se sont attaché les services de correcteurs, surtout depuis 1694, date à laquelle l'Académie décida d'adopter l'orthographe des greffes royaux qui "distingue les gens de lettres d'avec les ignorants et les simples femmes". |
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| Le métier de correcteur |
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Sans tomber dans l'intégrisme borné et stérile, le correcteur, gardien de la langue, expurge les épreuves qui lui sont soumises des erreurs typographiques, des fautes de grammaire, d'orthographe, de syntaxe, de ponctuation qu'elles pourraient contenir. Il doit également traquer les erreurs de fond, déceler les anachronismes. Dans un texte littéraire, il doit sentir le mouvement de la phrase, le niveau de langage, les intonations que l'auteur veut donner au texte afin que les corrections apportées ne dénaturent pas le style. |
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| Les qualités du correcteur |
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Pour cela, une attention soutenue, une mémoire particulièrement active et bien meublée et de vastes connaissances sont indispensables mais ne suffisent pas sans les différentes bibles dans lesquelles le correcteur est plongé en permanence : les dictionnaires, les ouvrages de référence et le code typographique.
Amoureux de la langue, Erasme, Diderot, Benjamin Franklin, Balzac, Victor Hugo, Emile Zola, Anatole France, Eugène Ionesco ou, plus près de nous, Brice Lalonde et Bernard Lavilliers ont tous, un jour, été correcteur. |
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